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Bon, vu qu'on en avait « marre des intellos coincés qui gâch... », Euh non ! Marre des bouquins d’histoire, de religion et de culture G qui déclenchent guerres dans le monde ou devoirs à la maison, on a décidé de refaire l'histoire : la nôtre ! (On n’est pas nombriliste mais on s'aime bien quand même!) |

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| Julien se fait chier (oui pardon, des fois on a un langage cru...) dans sa chambre et décide un jour d'appeler Seb, un pote de lycée pour jouer de la gratte. Ils essaient 2-3 reprises mais honnêtement, ça ne rend pas des masses! C'est un peu comme si vous vous mettiez à la coiffure pour la première fois en essayant de reproduire les coupes de Jean Louis David, c'est artistique certes, mais pas terrible. Et puis Julien demande à Seb:
- « C'est nul, t'aurais pas un truc à toi ?
- Oh, j'ai un petit bout d'intro… Et puis après, on peut faire ça ».
Il fait son riff d'intro et ses trois accords. Julien ne réalise pas les bonnes notes du riff d'intro, il déforme l'original involontairement, et finalement, ça rend mieux! Les trois accords qui suivent sont réalisés avec plus ou moins de précision (plutôt moins...) et d'un seul coup ils calent.
- « Là, il faudrait un refrain…
- Ben, on a qu'à faire la même chose mais on monte les mêmes accords un octave au dessus! - Ah ouais ! On le fait deux fois de suite?
- C'est parti! »
...et la démo de « Ta gueule et bois ! » est née en même temps que s'envisage un futur groupe. Nos deux compères passent l'après midi sur ces trois notes en délirant pour finir vers 17h30 complètement claqués avec cette ébauche bien avancée de TGEB (ben oui, je vais pas écrire « Ta Gueule Et Bois ! » à chaque fois non plus, faut suivre...).
Mais alors qu'ils jouent tous les deux dans la chambre de Julien, Adrien fait son apparition (venu tout simplement rendre des CDs qu'il avait empruntés). Julien ayant prémédité son coup lui dit :
- « T'as fait un bac L, tu dois savoir écrire, tu pourrais pas nous faire des textes ?
- Pas de problème ! Je peux écrire des textes et je peux même chanter! »
Bon, il écrit le texte de TGEB, le présente aux deux guitaristes et tout le monde semble très emballé par les paroles (pensez donc, une chanson de pochetrons...). Par contre, pour la voix… Lorsqu' Adrien s'est lancé... Euh… Soyons honnêtes, c'est faux, pas en rythme, et avec en tout et pour tout, une note mélodique constante sur toute la chanson (enfin dans la limite des stocks disponibles)! Là nos deux guitaristes commencent à se dire :
- « 'Tain, il écrit bien, mais qu'est-ce qu'il chante mal, on aurait pas fait une connerie par hasard? »
Mais bon, c'est pas grave étant donné, qu'à la base, ça n'est qu'un délire de potes, on fait avec… Ou plutôt sans... Et puis finalement, la voix s'est améliorée depuis (ça reste un débat, on le sait mais quand on réécoute ce qu'on faisait avant, l'avis est unanime, c'était bien pire !!!).
Le groupe avance assez rapidement, il faut alors trouver un nom. Plusieurs idées fusent, certaines plus intéressantes que d'autres, évidemment. Parmi celles qui restent dans la mémoire des anciens :
- « Les chie d'sus !» : Appellation d'Origine Contrôlée (A.O.C., comme le vin et le fromage...) par Seb…
Notons au passage, la finesse et la subtilité du personnage... Punk?
- « Les Jusead » : A.O.C. par Adrien…
Notons au passage la flemme du gars… Feignant?
Quelques autres idées sont rapportées par les anciens comme prendre un nom au hasard dans le dico... Mouais… Mais finalement c'est :
- « La Cavalerie » : A.O.C. par Julien… Notons au passage la simplicité de ce terme... et ça, après plusieurs semaines de réflexion. Et pourquoi? Parce qu'il n'était pas satisfait du nom précédent du groupe... Ultra perfectionniste?
En avançant deux ou trois justifications, il réussit à convaincre le groupe de laisser tomber l'autre nom choisi en concurrence. Euh... D'ailleurs, on se souvient même plus du nom, donc on a dû bien faire! (Wazaa? non, quand même pas! Bon, on oublie).
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D'après les remarques de Frank Herbert corrélées par les travaux de Stephen Hawkins, « le commencement est un moment très délicat ». Les idées fusent, les rêves foisonnent, rien n'est stable à part l'envie de poursuivre dans le délire... Nos trois compères progressent dans un jeu collectif, ils sont efficaces sur les débordements, bien sur la mêlée et imposent leur pack à la défense adverse malgré les dires du frère et de la sœur de Julien :
- « C'est faux! »
Après cinq mois de brainstorming et de répétitions, La Cavalerie dispose de six titres plus ou moins opérationnels: « Ta Gueule et Bois ! » (Le Tube), « Hasta la Vista », « Tube Chaotique », « Johnny Tonnerre », « Catatonie » et « Cantique ».
Tout ça est bien beau, mais deux guitares et un chanteur, ça n'est pas suffisant pour se prétendre « groupe ». Ils décident alors de recruter un batteur. Seb propose :
- « Je connais un batteur : David… »
Malheureusement (ou heureusement, les historiens jugeront!) David n'est pas seul, on ne peut pas le défaire de son pote Bastien, guitariste et chanteur (compositeur, qui plus est…). Impossible de séparer ces jumeaux appelés Small Tall afin de pouvoir construire notre groupe : La Cavalerie. Et oui ! Trois guitares et deux chanteurs, c'est beaucoup trop, surtout quand il n'y a, parfois, qu'à peine trois accords à jouer... La Cavalerie fait 2 ou 3 répèt' avec David puis c'est le premier clash. Cependant, Bastien apporte l'opportunité de jouer pour la fête de la musique, il n'est donc plus possible de l'évincer.
A cette occasion, une fusion des groupes est proposée et finalement adoptée. Small Tall restera le nom de l'affiche pour des raisons plus ou moins valables. Ben oui, il faut vite donner un nom pour l'affiche et en l'absence de Seb et Julien, c'est Small Tall qui l'emporte (là encore les historiens jugeront!). Le line-up est donc Bastien (chant, guitare), Julien (guitare rythmique + 1 solo raté!), Seb (guitariste soliste) et David (batterie). Adrien se voyait prendre sa place de chanteur et regrette encore de ne pas avoir pu participer à ce concert. De plus, afin de renforcer les troupes, il fallait un bassiste. Julien a alors une idée :
- « J'ai déjà joué de la gratte avec Julien (un autre), il pourrait peut-être se mettre à la basse !! »
On lui a trouvé une basse, un ampli, il a joué ce qu'on lui a dit de jouer, il a fait le concert et il s'est cassé. De toute façon, personne ne le regrette, il passait son temps à faire des caprices pour qu'on fasse de l'Art.... Enfin bon, le line-up est en place une semaine avant le concert mais les compos ne sont encore pas connues par tous. D'ailleurs, le jour du concert, c'est toujours pas au point! L'assemblée déclare alors :
- « C'est pas grave, on fera le concert à l'arrache !! »
Malgré tout, il semble que les proches des membres du groupe soient agréablement surpris. En dépit des péripéties, cela reste donc un bon souvenir. Notons au passage qu'à cette occasion, les guitaristes ont droit à leur 1ère interview et 1ère chronique (très gratifiante d'ailleurs, et oui, c'est comme ça, on est des bêtes!!!)
La fête de la musique est passée! Alors, quelle est la suite de notre grande Saga : « Les feux de La Cavalerie » ? Et bien, une ère de misère se profile à l'horizon. Après le concert, Adrien reprend sa place mais les répétitions avec David sont quasiment inexistantes et même avec notre trio "AdriJuSeb", elles sont de moins en moins longues et de plus en plus rares. Les compos avancent mais le feu divin des origines n'est plus vraiment là, celui qui vous fait dire en fin de répétition:
- « ‘Tain, mais c'est déjà cette heure là? »
On en est au point d'enterrer La Cavalerie un certain 1er septembre. Aujourd'hui, les guitaristes se souviennent surtout des restes de la cuite le 2 septembre (pour le coup, on s'était dit que c'était vraiment pas raisonnable de boire autant!) Finalement, le groupe refait des répétitions et La Cavalerie survit dans un coma plus ou moins profond. Afin de se remotiver un peu, le groupe essaie de recontacter David mais c'est la croix et la bannière pour répéter avec lui. Il n'y a que deux ou trois répétitions, rien de plus.
Le groupe croit à une nouvelle existence avec la découverte d'un bassiste débutant sur Dijon nommé Clément. Julien s'est alors chargé de le (dé)former sur Dijon. Mais finalement, la déception est grande puisque le bassiste ne fait pas beaucoup d'efforts pour apprendre. Ben oui, normal ! On a apprit par la suite qu'il s'occupait dans son coin de la préparation d'un groupe de métal…
Après toutes ces expériences plus ou moins réussies, La Cavalerie se retrouve finalement dans sa composition d'origine : Adrien, Sébastien et Julien. La traversée du désert semble sans fin. Il est à noter que c'est au cours de cette période que naît le site Internet de La Cavalerie. Mais bon, le groupe tournant au ralenti, le site aussi et finalement, c'est une période tellement ennuyeuse qu'on le ressent à la lecture de ces lignes...
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Le terme est sans doute un peu discutable mais bon, après la Préhistoire et l'Antiquité, c'est le Moyen Age… Logique, non ? Et puis, on écrit l'Histoire ou on fait de la pétanque… et comme en pétanque, on n'est pas terrible....
Par un heureux concours de circonstances, Julien fait la connaissance de Caro, une fille jouant de la batterie. D'un naturel enthousiaste, il se dit alors :
- « Ca, c'est une occas' qu'il ne faut pas laisser passer, depuis le temps qu'on cherche un batteur ! »
Après de multiples tentatives pour convaincre la demoiselle de venir répéter, elle accepte enfin de participer à une répèt' pour se faire une idée de ce que fait le groupe. Et croyez moi, c'était pas évident, elle a la tête dure :
- « Mais je vous préviens, je sais à peine jouer, ça ira pas, je vais être à la bourre, je vais être nulle à coté de vous... »
Mouais, mouais… que des mauvaises excuses!
Et finalement, La Cavalerie compte un nouveau membre dans ses troupes. Avec elle, le trio devient quatuor et le son de La Cavalerie emplit à nouveau les chaumières Saint Jean de Valloises. Caro a bien trouvé sa place et compte y rester. Elle participe activement aux projets du groupe (pas comme ces anciens blaireaux de bassistes...).
On compte maintenant près d'une vingtaine de compositions, parmi lesquelles, on trouve : « Le p'tit José », « Rancœur », « Marée noire », Politocards », « Long John Silver », etc. qui sont déjà des titres phares pour le groupe.
La bonne humeur est de retour, parfois jusqu'à en perdre la raison, et on ne boit plus que pour fêter les nouveaux projets du quatuor infernal. La Cavalerie a des ambitions et construit peut-être des châteaux en Espagne mais la motivation est là : un nouveau site, une fête de la musique, et qui sait ? Un 1er album peut-être…
Ce ne sera pas pour 2004 finalement. En revanche cette année fut marquée par deux concerts et surtout l'impression de devenir crédible musicalement.
Qu'on ne s'y méprenne pas, pas question de s'habiller en noir et se maquiller en blanc! Cette période correspond à une élaboration du son qui dépasse le brut de décoffrage et épuré Roman. Et oui, un bassiste vient grossir les rangs grâce aux relations d' Adrien. Depuis septembre 2004 ça le titille et il travaillera tout l'hiver pour pouvoir s'offrir sa basse en mars 2005. Benoît travaille dur et semble prendre sa place comme un vrai membre, pas comme un $@+§/#=!& de bassiste intérimaire...
Et le groupe en est là : des concerts A CINQ MEMBRES se montent (et se démontent parfois, histoire de s'engueuler pour des queues de poire comme lors du schisme d'occident), deux démos sont faites à l'arrach' (y en a marre de l'arrach' d'ailleurs) en avril 2004 et juin 2005, on approche des 22 compos permettant de sortir l'album "22 les v'là". Un peu de maturité manque encore certes, mais ils sont prêts à nager dans le grand bain, ils veulent dépasser le cadre des amis lors des live, pour un jour, peut être....
Le délire de quelques timbrés serait-il enfin en train de devenir réalité? Ne les brusquons pas, rappelons nous de la sagesse de l'enseignement Bene Gesserit selon Herbert (Hey ! faut suivre un peu ! c'est marqué un peu avant !)
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